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Avancement du projet



6 FEVRIER 2017
: LES LABORATOIRES MOBILES SONT ARRIVES

Les laboratoires mobiles, conçus spécialement pour les besoins du projet, et créés par l'entreprise Castex de Joue Les Tours, permettront de faire de la reproduction de Grandes Mulettes et des recherches scientifiques sur l'espèce.

Ils ont été conçus en intégrant les différentes réflexions des chercheurs associés à ce programme européen afin d’être tout à fait adaptés aux recherches scientifiques menées dans le cadre du projet. De même, "leur conception a intégré les requis de la règlementation animalerie" explique Yann Guerez, responsable technique de la conception et de l’installation de la station de reproduction.

Ces roulottes abriteront en effet les bassins et aquariums pour la maintenance des moules et poissons. L’ensemble des dispositifs de contrôle de la qualité de l’eau, de l’air et de la température viendront compléter ce matériel : les différents filtres de chaque bassin, un système d’alarme pour contrôler les paramètres oxygène et température des bassins, etc.


Les laboratoires sont en cours d'installation, des photos de l'intérieur suivent prochainement !



19 JUILLET 2016 : LES JUVENILES GRANDISSENT !

Les juvéniles, jeunes Grandes Mulettes nées fin mai à Chinon, ont grandi de 150 microns en 2 mois !

Ci-dessous une vidéo vue au microscope d'un spécimen de juvénile cherchant des sédiments avec son pied afin de s'y enfouir.

 

 
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15 JUIN 2016 : 28 000 juvéniles sont nés dans le cadre du projet LIFE+ Grande Mulette !

Durant une période d'un mois, l'équipe LIFE a collecté et filtré l'eau des différents cylindreaux abritant les esturgeons afin de récupérer les juvéniles de Grandes Mulettes. Et en ce mi mois de juin 2016, 28 000 juvéniles de Grande Mulettes ont été comptabilisés!
Ces juvéniles sont aujourd'hui élevés dans des auges et resteront plusieurs années afin de pouvoir acquérir en forces et pouvoir affronter une réintroduction sans être affaiblis.



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21 MAI 2016 : PREMIERS JUVENILES

Les premiers juvéniles de Charente se sont décrochés des branchies des esturgeons !

Ce samedi 21 mai, les premiers juvéniles de Charente se sont détachés des branchies des esturgeons : on en comptabilise à ce jour 7 vivants. Après récolte ils ont été placés dans une auge dans laquelle ils seront maintenus plusieurs années afin de tenter de leur faire prendre des forces et pouvoir être réintroduits en milieu naturel.

Différents types de maintenance sont menés afin de permettre aux chercheurs d’étudier l’évolution des juvéniles suivant leur environnement :

-    Une première auge contient des sédiments naturels de Creuse non stérilisés avec tous types de granulométrie, ainsi que de l’eau de Vienne non traitée en circulation.

-   Deux autres auges contiendront des sédiments en provenance d’une sablière. Ces sédiments à dominance de sable, seront stérilisés et étuvés, et l’eau de la Vienne filtrée avec ouate, UV et charbon.
 
 

          Auge d’élevage                                            Filtration des auges                                         Trémis empêchant les juvéniles
                                                                                                                                                       de passer dans le système de filtration         

                                          


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AVRIL 2016 :


Emission de glochidies par des individus de Grande Mulette de Charente


Les premiers individus de Mulettes de Charente ont émis des glochidies début avril, les autres ont suivi dans la foulée quelques jours plus tard. Il est à noter une différence de temporalité dans l’émission des individus de Grande Mulette de Creuse qui ont émis des glochidies à une quinzaine de jours d’intervalles.

Plusieurs des glochidies émises étaient non viables. Les infestations ont tout de même pu débuter avec les individus viables.



Infestations

Les esturgeons ont ainsi été mis en contact avec les glochidies émises par les Mulettes (substance blanchâtre visible sur la photo ci-dessus) dans un petit récipient afin que ces dernières puissent s’aggripper aux branchies des esturgeons.


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MARS 2016 : Les premières mulettes sont arrivées ! Mars étant la période de fécondité des Grandes Mulettes, 20 individus ont été prélevés dans la Charente, et en Creuse afin de prélever leurs glochidies (larves) pour élevage. 200 petits esturgeons, poissons hôtes les plus connu des Grandes Mulettes sont ainsi également arrivés au laboratoire (Ecloserie sur eau de forage, Guyenne), afin que les larves de mulettes puissent s’enkyster sur leurs branchies durant leur premier mois, comme c’est le cas en milieu naturel.



      20 Mulettes prélevées en Charente                  5 Mulettes prélevées en Creuse                                    Esturgeons
                      
                   Esturgeons en acclimatation à leur bassin - mars 2016               

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FEVRIER 2016 : La construction du laboratoire mobile connaissant des contretemps en raison de la règlementation animalière, une solution transitoire a été trouvée afin de pouvoir accueillir des mulettes pour l’année 2016 : l’aménagement d’une grange attenante au pôle universitaire de Chinon :
 
La grange attenante au site, anciennement entrepôt pour les bâteaux de l’université a été entièrement nettoyée et remise aux normes par l’équipe du LIFE, puis équipée pour accueillir esturgeons et Grandes Mulettes.



Cylindreaux pour l’élevage des esturgeons

Les cylindreaux coniques ont été élaborés en accord avec la règlementation spécifique à la maintenance des esturgeons et l’expérimentation, afin de pouvoir contenir jusqu’à 20 poissons et de pouvoir récupérer les juvéniles (jeunes mulettes) une fois que celles-ci se seront décrochées des branchies des esturgeons.



 




Bassins pour l’élevage

Les trois bassins ci-contre ont également été élaborés spécifiquement pour le projet LIFE Grande Mulette. 
Le premier bassin est un réservoir d’eau servant à alimenter les différents bassins et cylindreaux abritant les poissons. Les bassins B1 et B2 abriteront les esturgeons à leur arrivée dans l’animalerie.
 











Filtres

Chaque cylindreau est équipé de deux filtres permettant de contrôler la qualité de l’eau des poissons. 
Le premier, en bleu est un filtre cartouche à 90 microns empêchant le passage de mulettes lors du relarguage dans les filtres externes.  
Le second filtre, en noir et caché sous le cylindreau sur la photo, est composé de quatre paniers de filtration:
 
PREMIER PANIER : Le premier panier de filtration biologique est rempli de billes sur lesquelles les « bonnes bactéries » viendront se fixer. Ces bactéries permettent la décomposition des éléments toxiques contenus dans l’eau de l’aquarium en éléments chimiques à toxicité faible.
 
DEUXIEME PANIER : Le deuxième panier contient de la ouate permettant de filtrer les particules les plus fines contenues dans l’eau des cylindreaux.

TROISIEME PANIER : Des mousses de filtration et du charbon actif composent le troisième panier afin de filtrer toute contamination chimique de l’eau en absorbant les substances toxiques et évitant qu’elles soient rejetées dans l’eau.

QUATRIEME PANIER : Le quatrième panier enfin contient deux niveaux de mousses de filtration plus grossière que la ouate, ainsi qu’un niveau de ouate.Ces filtres assurent le bon équilibre biologique de l’eau des esturgeons et permettent de ce fait d’assurer la bonne croissance des mulettes. 
 


Tableau électrique de l’animalerie

 
L’animalerie est alimentée électriquement par un TGBT (tableau éléctrique), sécurisé en cas de coupure réseau par un groupe électrogène muni d’un dispositif automatique de mise en route.

                     
   

Groupe électrogène
                   


Système d’alarme

 
Enfin, pour parfaire la sécurité de filtration de l’animalerie, cette dernière est reliée à un système d’alarme « aqualarm » permettant une surveillance en continu des paramètres oxygène et température dans tous les bassins de l’animalerie, et l’émission d’un message d’alerte à l’équipe LIFE en cas de chute des taux programmés en oxygène.
 
 
 
L’animalerie de Chinon est maintenant fin prête à recevoir mulettes et esturgeons !

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JANVIER 2016
: Les travaux de terrassement pour la construction du laboratoire d’élevage à Chinon débutent ! Nous pourrons bientôt accueillir les esturgeons et les mulettes gravides actuellement en élevage à Banyoles.

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MAI 2015 : Les premiers bébés mulettes sont nés ! Notre élevage de jeunes mulettes sur la station d’élevage de Banyoles vient d’être témoin de la naissance des premiers juvéniles de Grande Mulette ! Près de 7000 juvéniles ont ainsi été dénombrés sur la station d’élevage de Banyoles. Cependant le taux de mortalité étant très important durant les premiers mois de vie, nous ne pouvons, à l’heure actuelle, définir le nombre précis de juvéniles encore vivants.
La taille de ceux-ci (environ 200μm une fois recueillis) et la croissance très lente de l’espèce rendent les comptages difficiles une fois les juvéniles mis en élevage dans les canaux artificiels.


 
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17 AVRIL 2015
 : Réimplantation de 10 individus prélevés le 18 Mars 2015 dans leur milieu d’origine: Sur le « site de Port d’Envaux » en Charentes.
Figure 3 : Grande Mulette réimplantée en Charente ©P.Jugé

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15 AVRIL 2015 : 2 individus présentant des ovules fécondés ont été prélevés sur la même station que lors du prélèvement du 15 mars 2015, afin de vérifier la présence des glochidies fonctionnelles (larves de mulette) et de les photographier. Ils ont par la suite été replacés dans la rivière au même que leur prélèvement jour même.

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18 MARS 2015 : Prélèvement de 10 individus en Charentes sur le « site de Port d’Envaux ». Ces 10 individus sont emmenés en Espagne (au CES de Banyoles en Catalogne, station d’étude, de reproduction et d’élevage de la Grande Mulette – Figure 3). Ces individus ont été prélevés afin de récupérer leurs glochidies (larves) larves et d’en infester une soixantaine d’Esturgeons Sibériens élevés au sein du centre d’études espagnol. Cette infestation fait partie du cycle naturel de reproduction de la Grande Mulette qui nécessite une phase de développement de sa larve au sein d’un poisson hôte durant une trentaine de jours. Sur les 10 individus prélevés, seul un spécimen a émis des glochidies.
 
Grande mulette de Charente, conservées en Espagne le temps de recueillir les glochidies ©P. Jugé

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15 MARS 2015 : Prélèvement de 4 individus de Grande Mulette dans la Creuse au niveau de la station « Rhonne » pour les mesurer, peser et marquer. La présence d’ovules a été vérifiée sur toutes les mulettes, et 2 d’entre elles présentaient des ovules fécondés. Le poids des spécimens prélevés était en moyenne de 450 grammes. A l’issue des analyses, les 4 individus de Margaritifera auricularia ont été replacés dans leur position d’origine.
 

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